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Hébergement | Session de formation | Le programme (voir textes des présentations disponibles) Jeudi, le 15 mai 2003 9 :15 Conférence d'ouverture ASDEQ - SCSE « La dénomination de la dette : le péché originel des pays émergents »
Président : Daniel Racette, Président de l'ASDEQ
Présentation du conférencier : Jean-Luc Landry, Président du Congrès de l'ASDEQ Les crises financières des années 1990 ont soulevé de vives préoccupations sur les pratiques d'emprunt des pays émergents et les pratiques de prêt des institutions financières internationales. Même si on n'est pas toujours conscient de la gravité du problème, ou qu'on n'est pas d'accord sur son ampleur et son interprétation, on a souvent mentionné, comme sources de problèmes potentielles, la question des relations des pays émergents avec les marchés financiers ainsi que du rôle du FMI et de la Banque mondiale. Est-il possible que les pays émergents, à la différence des pays industriels avancés, ne puissent pas contracter des emprunts à long terme, à l'étranger, dans leur propre devise, ou au contraire qu'ils pourraient le faire, mais n'en voient pas la nécessité ou ne s'en donnent pas les moyens ? Monsieur Ricardo Hausmann, professeur de développement économique au Kennedy School of Government de l'Université Harvard, et ex-économiste en chef à la Banque inter-américaine de développement, a fait plusieurs recherches sur cette question. Il a accepté de se pencher sur les solutions possibles pour éviter la répétition des crises financières que nous avons connues dans les années 1990, ou du moins leur contagion; il croît notamment à la possibilité, pour les pays émergents, de développer leur capacité d'emprunter à l'étranger, avec de longues échéances, en leurs propres devises. Jeudi, le 15 mai 2003 10 :45 Plénière « Decreased Business Cycle Risk vs. Increased Financial Cycle Risk : A Resolution of this Paradox From First Principles »
Président : Jean-Luc Landry, Président du Congrès de l'ASDEQ La nature, l'ampleur et la durée des cycles économiques ont beaucoup évolué à travers les années. Il est donc intéressant de voir si on est toujours en mesure de bien les prévoir, de les influencer à l'aide de politiques appropriées, ou tout simplement de pouvoir s'y adapter correctement. Compte tenu de l'existence de changements structurels importants qui s'opèrent dans nos économies, il appert qu'il soit de plus en plus difficile d'extrapoler l'avenir à partir du passé. Néanmoins, certains prétendent qu'il est encore possible d'interpréter correctement les données du passé et, ainsi, de parvenir à prévoir les changements qui surviennent continuellement, et sans surprise pour eux. Monsieur Woody Brock, président-fondateur de Strategic Economic Decisions, se spécialise dans les applications de l'économie de l'incertitude pour la prévision et l'évaluation de risque dans l'économie internationale et les marchés financiers. Il mise notamment sur le dépistage des changements structurels ayant cours dans l'économie pour expliquer pourquoi l'avenir risque de différer du passé et, pour effectuer ses prévisions, il s'inspire des principes de base sur la "volatilité excessive", le comportement tendanciel et d'autres formes de comportement de marché contraire à l'intuition. Jeudi, le 15 mai 2003 12 :00 Déjeuner « Contribution du mouvement coopératif à l'équilibre économique et social »
Conférencier : Alban D'Amours Jeudi, le 15 mai 2003 14 : 00 Atelier 1 « L'économie canadienne plus robuste qu'auparavant ? »
Président : Clément Gignac, Premier vice-président, Financière Banque Nationale L'objectif général de cet atelier est d'analyser les nouvelles conditions de fonctionnement de l'économie nationale et de dégager les adaptations possiblement devenues nécessaires dans les instruments de stabilisation. Selon certains analystes, l'économie nationale est actuellement beaucoup plus robuste du fait qu'elle est plus ouverte au libre-échange et qu'elle est favorisée par son commerce extérieur, que les budgets des divers ordres de gouvernements sont équilibrés, que l'industrie de la construction connaît un rattrapage important, etc. Pour d'autres, notre économie est encore vulnérable en raison de l'importance de la dette publique, du cours déprimé des matières premières, de sa population vieillissante, etc. Au niveau de la politique économique interne, les instruments traditionnels de la politique budgétaire et monétaire sont-ils suffisants pour prévenir une récession, ou si des adaptations sont nécessaires dans le comportement des divers agents économiques ? Messieurs Marc Lévesque, vice-président et économiste principal chez le Groupe Financier Banque TD, et Stephen Poloz, vice-président et économiste en chef pour Exportation et Développement Canada, ont accepté d'exposer leurs points de vue sur l'ensemble de ces questions. Jeudi, le 15 mai 2003 14 : 00 Atelier 2 « Les conditions de travail devenues plus précaires ? »
Président : Jean-Michel Cousineau, professeur, Université de Montréal L'objectif général de cet atelier est d'analyser les nouvelles conditions de fonctionnement du marché du travail et de dégager les implications possibles pour le fonctionnement et la stabilisation de l'économie Depuis plus d'une décennie, les conditions de travail ont été passablement transformées. Il appert que l'on trouve relativement moins de travailleurs industriels, travaillant à temps plein dans des emplois salariés, syndiqués, protégés, stables et permanents. Les emplois d'aujourd'hui semblent se caractériser davantage par la précarité, l'instabilité et l'insécurité. Il importe donc de voir ce qui a pu causer des transformations aussi profondes dans les conditions de travail et les effets qu'elles peuvent engendrer pour le fonctionnement de l'économie. Deux conférenciers ont accepté d'apporter un peu d'éclairage sur ce sujet. Madame Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à Télé-université et titulaire d'une chaire de recherche sur les enjeux socio-organisationnels de l'économie du savoir, va traiter des transformations du marché du travail et des enjeux que cela soulève du point de vue de la sécurité économique des individus. Monsieur René Morissette, économiste à Statistique Canada, va approfondir l'analyse du phénomène et ses multiples facettes. Jeudi, le 15 mai 2003 15h45 Plénière « La stabilité financière : enjeux nationaux et internationaux »
Président : Daniel Racette, Président de l'ASDEQ Nous avons connu au cours des années 1990 la plus longue période de croissance économique de l'ère moderne. Pourtant, une série de crises financières sont survenues dans les dernières années, à partir de la crise du peso mexicain en 1994-95, de la crise asiatique et la crise financière en Amérique latine, jusqu'à l'éclatement de la bulle technologique et surtout, en 2001-02, la pire correction boursière depuis 1929. Depuis plus d'une décennie, au Canada, la politique monétaire est formulée officiellement en fonction d'un seul objectif de taux d'inflation. Cette politique a sûrement atteint son objectif de stabilité des prix, du moins jusqu'à récemment (!), mais les banques centrales peuvent-elles aussi jouer un rôle pour favoriser la stabilité financière tant au plan national qu'international ? Quel rôle particulier la Banque du Canada joue-t-elle en ce sens au pays et quelle rôle est-elle appelée à jouer dans l'avenir ? Pourquoi les marchés financiers internationaux ont-ils été si instables au cours des dernières années ? La stabilité financière est-elle une précondition de la stabilité de l'économie ? Avons-nous, au pays comme à l'international, les institutions, la réglementation et l'information adéquates pour prévenir l'émergence de nouvelles crises financières ? Monsieur Charles Freedman, sous-gouverneur de la Banque du Canada, est responsable de la formulation et de la mise en oeuvre de la politique monétaire ainsi que du fonctionnement des institutions monétaires. Il a accepté de traiter des enjeux nationaux et internationaux inhérents à la stabilité financière. Vendredi, le 16 mai 2003 8 :45 Plénière « Les finances du consommateur sont-elles fragiles ? »
Présidente : Nicole Fontaine, Présidente-sortante, Office de la protection du consommateur L'objectif général de cette séance plénière est d'analyser les principales caractéristiques du comportement du consommateur québécois ou canadien et de dégager les implications possibles pour le fonctionnement et la stabilisation de l'économie. Le consommateur est de loin l'acteur le plus important de l'économie et c'est souvent lui, notamment dans la conjoncture actuelle, qui permet à la croissance économique de se maintenir ou même de s'accélérer. Mais comment a-t-il eu tendance à se comporter depuis plus d'une décennie ? Comment a-t-il été affecté par les différentes perturbations de l'économie ? Comment a évolué l'état de ses finances ? Comment est-il influencé par les politiques gouvernementales ? Trois conférenciers ont accepté de répondre à toutes ces questions et d'autres. Monsieur Gérard Duhaime, professeur d'économie agroalimentaire à l'Université Laval, et madame Kathleen Stephansen, directrice de l‘économie globale pour Crédit Suisse First Boston, vont se pencher sur l'évolution des différents segments de la consommation, alors que madame Josée Bégin, de Statistique Canada, analysera davantage l'évolution de l'actif et du passif du consommateur. Vendredi, le 16 mai 2003 10 :45 Atelier 3 « La gouvernance d'entreprise à la dérive ? »
Président : Raymond Garneau, Président du Conseil, Industrielle Alliance L'objectif général de cet atelier est d'analyser les principaux problèmes rencontrés au niveau de la gouvernance d'entreprise et de dégager les solutions qu'il importe d'y apporter de façon à contribuer au bon fonctionnement et à la stabilisation de l'économie. Il est reconnu que la crise financière et l'importante correction boursière que nous venons de traverser, la pire depuis 1929, est en bonne partie liée à la crise de confiance des investisseurs à l'égard d'administrateurs opérant dans le cadre de règles d'éthique et de gouvernance pour le moins laxistes, notamment en ce qui concerne le régime de rémunération sous forme d'options, les normes de transparence en matière comptable, le rôle des comités de vérification et les vérificateurs, etc. Pour traiter de cet important sujet, monsieur Denis Desautels, ex-Vérificateur général du Canada et directeur actuel du Centre de la Gouvernance à l'Université d'Ottawa, a accepté d'analyser en particulier les aspects de la transparence comptable et de la vérification, alors que monsieur Denis Durand, associé chez Jarilowski Fraser, va surtout se pencher sur les règles de rémunération des gestionnaires, des abus qui ont été observés dans le passé et des réformes qui sont envisagées pour l'avenir. Vendredi, le 16 mai 2003 10 :45 Atelier 4 « Existe-t-il un taux d'endettement optimal des États ? »
Président : Mario Albert, Sous-ministre adjoint, Ministère des Finances du Québec L'objectif général de cet atelier est d'analyser les principales variables susceptibles d'influencer à l'avenir le taux d'endettement des États et les implications qu'elles peuvent comporter pour le fonctionnement et la stabilisation de l'économie. Depuis quelque temps au Canada et au Québec, nos gouvernements ont cessé d'encourir des déficits budgétaires importants et d'augmenter ainsi le taux d'endettement. Toutefois, compte tenu des politiques budgétaires laxistes de la dernière décennie, la dette publique demeure encore très élevée, et la volonté de la réduire demeure quasi inexistante. On mise plutôt sur la croissance économique pour engendrer une baisse graduelle du taux d'endettement. Est-ce une politique adéquate et bien avisée ? Sommes-nous encore trop vulnérables à un éventuel ralentissement économique ? Pour traiter de cet important sujet du taux d'endettement des États, monsieur Nicolas Marceau, professeur d'économie à l'UQAM, analysera les principales facettes du problème de l'endettement : par exemple, y a-t-il un niveau d'endettement optimal pour un pays ? Quel est le mérite des normes de Maestrich à cet égard ? Comment évaluer la situation et les perspectives de la dette canadienne et québécoise ? etc. Quant à monsieur Stéphane Girard, économiste au Ministère des Finances du Québec, il devrait analyser les données pertinentes relativement à la dette canadienne et québécoise et faire état des principaux enjeux, en plus de se pencher sur la croissance récente des déficits actuariels des régimes de retraite. Vendredi, le 16 mai 2003 12 :00 Déjeuner « Existe-t-il un déséquilibre intergénérationnel ? » Conférencier : Jacques Grand'Maison, Sociologue et théologien Clôture du congrès : Conférencier : Luc Meunier, Président ASDEQ 2003-2004 [Retour] |